Il y a quelque temps, j’ai pris l’avion.
Cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps.
J’ai toujours aimé cette sensation particulière du décollage : s’arracher, l’espace de quelques heures, à la lourdeur terrestre, et se rapprocher du monde céleste.
Installée côté hublot pour ne rien manquer du spectacle, je salue les deux jeunes femmes assises à côté de moi. Elles auraient pu être sœurs, mais quelque chose dans leur façon d’être ensemble me fit pencher pour une amitié.
Très vite, je comprends que la plus jeune prend l’avion pour la première fois. Son amie, elle, connaît déjà le voyage. Alors elle explique. Tout. Avec une patience infinie.
Les consignes de sécurité, les bruits au décollage, la durée de la montée, les sensations normales, ce à quoi s’attendre à chaque étape…
Elle traduit, rassure, anticipe.
Jamais elle ne se moque.
Jamais elle ne minimise la peur.
Elle reste là. Sur le siège d’à côté. Présente. Stable. Comme si sa seule aisance permettait de créer de l’espace pour l’autre. Une confiance dans le processus.
Sans jamais la priver de son expérience.
Autour de nous, passagers et hôtesses sourient régulièrement à la jeune femme initiée.
En les observant, j’ai souri à mon tour.
Parce que j’ai reconnu là quelque chose de très juste, qui m’anime profondément.
Être guide, ce n’est pas faire à la place de l’autre.
Ni l’empêcher de ressentir.
C’est lui transmettre des repères, l’accompagner avec de la clarté.
Pour qu’il puisse vivre pleinement sa propre expérience.
Je ne prétends pas retirer le vertige, les turbulences, les inconforts. Mais les rendre traversables.
Et cette familiarité avec le chemin, je la mets au service de celles et ceux qui souhaitent apprendre à voyager plus consciemment à l’intérieur d’eux-mêmes, et profiter du paysage.
Avec des clés.
De la présence.
De l’engagement.
Et beaucoup de douceur.
C’est ce que je transmets en ce début d’année dans mon programme
Habiter sa Lumière ![]()